2ème jour / JEUDI 15 AVRIL 2010

Publié le par milanodesign2010.over-blog.com

Par Chloé, Marie et Prisca

 

Charles Kaisin

les écoles : Design Adademy Eindhoven, Royal College of Arts ...

Via Tortona


 

Même si les italiens ne savent pas faire les croissants nous avons tout de même pris un délicieux petit déjeuner (ils font bien les cafés) à la terrasse de notre QG ensoleillé.


 

Milano Baby 185

Départ pour Lambrate au Nord Est de Milan pour aller découvrir le studio de Charles Kaisin via Assab, numéro 1.

Nous nous perdons dans la banlieue milanaise undergroond au pays des lofts désaffectés et hangars lumineux. L'effort fut récompensé par la découverte de la meilleure scénographie de Milano Fuori Salone. Aux antipodes de la branchouillade milanaise, nous nous égarons dans un dédale de cloisons en bois brut taillé dans le sapin fraichement tranché des forêts belges entrecoupé d'alcôves où se cachent les créations du studio. Sacs en plastique recyclés, banc en accordéon de 30 mètres qui tel un anaconda géant se déploie dans le hangar, allias K-Bench et autres maroquineries reconstituées. Mais n'avons pas encore vu le clou du spectacle. Une question nous taraude : pourquoi le plancher est-il instable ? *crac, crac, bang, bang, schkling, schkling* Des étagères sur lesquelles s'empilent de la vieille vaisselles et fioles wallones frôlent la chute. Trois petits saut et un vase tombe et se fracasse dans un vacarme étourdissant. Est-ce normal? As-t-on le droit ? Le droit le quoi ? Le design, c'est la liberté ! Fracassons mes amis, brisons les interdits ! Nous nous en donnons à coeur joie et sautons tels des petits belges en culotte courte. Assab one, c'est de la récup, et ça récupère même notre âme d'enfant. Mumu fait une bise à Charles, et nous repartons enchantés.

 

Charles Kaisin Charles Kaisin

 


Dans une grande rue s'enchainent des espaces de galerie avec des P1011303écoles comme la Design Academy  d'Eindhoven qui présentait un frigo des anciens temps de Ryuo Ji Hyun et ses aliments conservés dans du  sable, de la terre ou de l'eau.   Direction le hangar du Royal College of Arts, grand espace avec sol en terre battue, et expositions d'objets qui nous rappellent que la frontière entre art et design est souvent floue... Interaction, matériaux divers et variés, surprises, et une touche d'écolo power. On a adoré. Dans  un  hangar voisin nous allons adorer également l'expo « Le poids des objets ». Scéno aérée afin de bien profiter de ce qui nous est offert, avec à chaque fois un panneau au sol indiquant le poids de chaque création. Quelques stars sont présentes : les 5.5 ou encore Konstantin Grcic.

 

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Après une délicieuse pause pizza / foccacia qui nous a bien rempli la panse, malgré une installation précaire sur le macadam, nous reprenons la metropolitana en direction de la via Tortona, the place to be in Milano, cia-ciao, top schmouzing. Moult galeries s'enchaînent dans la dense foule.

Parmi celles à retenir : MGX et sa galerie de créations stéréolithographiées dont le fameux tabouret de Pat Jouin ; Swarovski : impossible de rentrer tellement ça y schmouze, une charmante courette intérieure avec LE sofa de l'année agrémenté de son hôtesse désincarnée qui nous montre à quel point on peut s'ennuyer dessus ; Ora Ito : noir, classe, léché, laqué, il ne manque que Dr. Spok ou... le grand Ora Ito en personne qui soudain nous apparaît.

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Le Super Studio et ses vraies-fausses entrées sur invitations à faire sur place nous noie d'ennui, à tel point que nous nous endormons sur un des grand lits mis à disposition par la marque de vêtement Gas.


Sur le trottoir d'en face : MoustaTeam design 0743 che, conglomérat de designers qui s'exposent. Objets sympas, certains tentent de cacher leur nullité derrière des mannequins filiformes de blanc vêtues et quelques coupes de champagnes. Puis, tandis que le reste du groupe use de ses dernières forces aller voir la galerie de Noé Duchaufour Lawrance  à quelques pas de là ou étai t exposée sa chaise « Corvo » pour Bernhardt, quelques dissidents gaulois prennent la tangeante et repèrent la pi zzeria du soir.  Une fois est coutume, le macadam milanais nous accueille une fois de plus pour savourer un r epas léger et équilibré à base de pâte à pizza et huile d'olive, avec quelques légumes au milieu.

S'en suit un retour tranquille vers nos pénates avec un petit détour sous le magnifique Duomo by night, quand soudain, au détour d'une rue nous interpelle un jeune autochtone. "Ciao les amis, vénez à la soupère soirèe Replay alla Triennale, tout lé monde y sera, dité qué vous êtes sour la liste Vogue Italia,  Veronica Chi !!!".

 

Un petit groupe part en éclaireur, en vain. Ils erreront sur les boulevards, découvrant un Milan nocturne sympathique quoique trop tranquille à leur goût.

 


 

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